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Armement et sécurité permis bateau

l'essentiel, sans blabla

La Division 240 fixe le matériel d'armement et de sécurité que tout bateau de plaisance doit avoir à bord. La règle est simple : plus on s'éloigne d'un abri, plus la liste s'allonge. Le capitaine reste responsable de la présence, de l'état et de l'accessibilité de chaque équipement.

Mis à jour le

En bref

La Division 240 définit 4 zones de navigation selon l'éloignement d'un abri : basique (moins de 2 milles), côtier (2 à 6 milles), semi-hauturier (6 à 60 milles) et hauturier (au-delà de 60 milles). Chaque zone reprend le matériel de la précédente et ajoute le sien. Un équipement individuel de flottabilité est obligatoire pour chaque personne à bord : 50 N en basique, 100 N en côtier, 150 N dès le semi-hauturier.

Plaisancier portant un gilet de sauvetage, sécurité en mer

Les 4 zones de navigation

La zone se mesure en milles nautiques par rapport à un abri (un endroit où le bateau peut se mettre en sécurité). C'est cette distance qui détermine tout le matériel à emporter.

  • Basique : jusqu'à 2 milles d'un abri. Matériel minimal pour la navigation près des côtes.
  • Côtier : de 2 à 6 milles. C'est la zone d'usage la plus courante en plaisance.
  • Semi-hauturier : de 6 à 60 milles. Le radeau de survie et la VHF fixe deviennent obligatoires.
  • Hauturier : au-delà de 60 milles. Balise de détresse et VHF portative s'ajoutent à la liste.
  • Chaque zone reprend l'intégralité du matériel des zones inférieures et le complète.

Les équipements individuels de flottabilité

Un équipement individuel de flottabilité est exigé pour chaque personne à bord. La flottabilité se mesure en newtons : plus le chiffre est élevé, mieux l'équipement retourne un corps inerte et lui maintient la tête hors de l'eau. Le niveau requis ne dépend pas du bateau mais de la distance à laquelle on s'éloigne d'un abri.

  • Basique, jusqu'à 2 milles d'un abri : 50 newtons par personne. C'est une aide à la flottabilité, pensée pour quelqu'un qui sait nager et reste conscient.
  • Côtier, de 2 à 6 milles : 100 newtons par personne.
  • Semi-hauturier, de 6 à 60 milles : 150 newtons par personne.
  • Hauturier, au-delà de 60 milles : 275 newtons par personne.
  • La distance se compte par rapport à un abri, pas par rapport au port de départ : un abri est un lieu où le navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité.
  • Le port est permanent, quel que soit le régime de navigation, pour les enfants de moins de 30 kg et pour les pratiquants de véhicule nautique à moteur.
  • La flottabilité doit être adaptée au poids réel de chacun : un 100 N taille adulte ne retourne pas un enfant, et un modèle trop grand se dérobe par les épaules.
  • Compter un équipement par personne réellement présente, jamais moins, et le ranger accessible plutôt qu'au fond d'un coffre : un gilet qu'on ne peut pas atteindre en dix secondes ne sert à rien.
  • Un gilet gonflable se vérifie : percuteur non déclenché, cartouche de gaz vissée et non corrodée, date de révision à jour.
  • Un gilet à déclenchement automatique se gonfle au contact de l'eau, un manuel demande de tirer une poignée. Le second ne sert à rien pour une personne assommée à la chute, ce qui est le cas le plus fréquent.
  • Le harnais intégré et la longe ne remplacent pas le gilet, ils l'accompagnent : le premier évite de tomber à l'eau, le second aide à y survivre.
  • Un gilet sert à condition d'être bouclé. La sangle sous-cutale, celle qui passe entre les jambes, est ce qui empêche l'équipement de remonter au-dessus de la tête dans l'eau.
  • Le sifflet est obligatoire sur l'équipement : dans le clapot, la voix ne porte pas à trente mètres alors qu'un sifflet s'entend de loin.
  • Ajouter une lampe flash et une bande rétroréfléchissante change tout de nuit. Une tête dans l'eau sans signal lumineux est pratiquement introuvable, même à quelques dizaines de mètres.

Sources : Division 240 : règles de sécurité pour la plaisance en mer (Légifrance) · Ministère de la Mer : les divisions sécurité plaisance

Matériel commun à toutes les zones (basique)

Ce socle est exigé dès que le bateau prend la mer, quelle que soit la distance.

  • Un EIF par personne, un dispositif lumineux individuel, un dispositif de remorquage.
  • Coupe-circuit (lanière) porté par le pilote sur les moteurs hors-bord et les jet-skis quand le moteur tourne.
  • Moyen de lutte contre l'incendie : extincteur dès qu'il y a un moteur thermique ou une installation à combustible.
  • Dispositif d'assèchement (pompe ou écope) pour vider l'eau embarquée.
  • Ligne de mouillage adaptée pour s'ancrer ou stopper la dérive.

Ce qu'ajoute la zone côtière (2 à 6 milles)

  • 3 feux rouges à main pour le repérage de proximité.
  • Un compas magnétique fixe, lisible du poste de barre, désormais obligatoire même avec un GPS.
  • La carte marine de la zone fréquentée et le règlement RIPAM (règles de barre).
  • Un moyen de repérage et d'assistance pour une personne tombée à l'eau (bouée fer à cheval, dispositif lumineux).

Ce qu'ajoute le semi-hauturier (6 à 60 milles)

  • Une VHF fixe avec ASN (appel sélectif numérique) pour alerter et être localisé.
  • Un radeau de survie adapté au nombre de personnes à bord.
  • Un harnais et une longe par personne sur un voilier (un pour deux sur les autres bateaux).
  • Des signaux de détresse pyrotechniques (3 fusées à parachute, 2 fumigènes), parfois remplaçables par la VHF.

Ce qu'ajoute le hauturier (au-delà de 60 milles)

  • Une balise de détresse 406 MHz (EPIRB ou PLB) qui transmet la position par satellite.
  • Une VHF portative étanche en complément de la VHF fixe.
  • Une trousse de secours conforme à la Division 240 et le matériel médical associé.
  • L'autonomie de survie et de navigation doit être pensée pour le grand large.

Signaux de détresse

Savoir alerter et se faire repérer fait partie du matériel comme du réflexe.

  • Fusée à parachute : lumière rouge montée en altitude, visible de très loin de nuit.
  • Feu à main rouge : repérage de proximité une fois les secours en approche.
  • Fumigène orange : repérage de jour, panache bien visible sur l'eau.
  • Vérifier la date de péremption des artifices et veiller le canal 16 à la VHF.
Feu à main rouge de détresse allumé en mer
Le feu à main rouge sert au repérage de proximité, une fois les secours en approche.

À retenir (moyens mnémotechniques)

  • Mémo des zones : 2 / 6 / 60 milles. Au-delà de 60, c'est le hauturier.
  • Pour retenir les distances : Basique 2, Côtier 6, Semi-hauturier 60, Hauturier au-delà.
  • Le chiffre de l'EIF = flottabilité en newtons : 50 aide, 100 soutient, 150 retourne. Plus on s'éloigne, plus le chiffre monte.
  • Chaque zone empile le matériel de la précédente : on n'enlève jamais, on ajoute.

Questions fréquentes

Quel matériel de sécurité est obligatoire sur un bateau ?

Le socle imposé à toute navigation comprend un équipement individuel de flottabilité par personne, un dispositif lumineux, un dispositif d'assèchement, une ligne de mouillage, un coupe-circuit sur les moteurs hors-bord et un extincteur en présence d'un moteur thermique. Dès la zone côtière s'ajoutent 3 feux rouges à main, un compas, la carte marine et un moyen de repérage d'une personne à la mer.

Jusqu'à combien de milles peut-on aller avec le permis côtier ?

Le permis côtier autorise à piloter de jour comme de nuit un bateau à moteur sans limite de distance liée au permis. C'est le matériel de sécurité à bord, et non le permis, qui borne l'éloignement : on emporte l'armement correspondant à la zone visée (basique, côtier, semi-hauturier ou hauturier).

Combien de gilets faut-il à bord ?

Un équipement individuel de flottabilité est exigé pour chaque personne réellement présente à bord. La flottabilité monte avec l'éloignement : 50 newtons en zone basique, 100 newtons en côtier, 150 newtons à partir du semi-hauturier.

À partir de quelle distance le radeau de survie est-il obligatoire ?

Le radeau de survie devient obligatoire en zone semi-hauturière, c'est-à-dire au-delà de 6 milles d'un abri. La VHF fixe avec ASN et le harnais sont exigés à partir de la même distance ; la balise de détresse 406 MHz s'ajoute au-delà de 60 milles.

Le détail, point par point

Gilet de sauvetage

Les autres thèmes du programme

BalisageRègles de barre et de routeSignaux et feuxEnvironnement et météoVHF et radioNavigation et carte marineRéglementation et documentsCalcul de marée (règle des douzièmes)Lire la carte marine SHOMRègles de route fluvialesÉcluses, ponts et barrages : le cours du permis fluvialSignalisation de la voie navigable : panneaux et balisage fluvialFeux et marques des bateaux : cours du permis fluvialConduite et documents de bord en eaux intérieures

Chaque thème du permis côtier a sa fiche, et l'examen tire cinq questions dans chacun. Voir le programme complet ou tout lire d'un trait.

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