Feux et marques des bateaux : cours du permis fluvial permis bateau
l'essentiel, sans blablaSur une voie intérieure, tu identifies un bateau à ses feux la nuit et à ses marques le jour : un cylindre jaune annonce un remorqueur, trois cônes bleus annoncent des explosifs, un feu bleu scintillant annonce la gendarmerie. Le règlement général de police de la navigation intérieure, arrêté du 28 juin 2013 codifié aux articles A4241-48-1 et suivants du code des transports, fixe chaque couleur, chaque hauteur et chaque écartement. Plusieurs de ces règles n'ont aucun équivalent dans le RIPAM maritime, et c'est exactement là que les candidats venus du côtier se font piéger.
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En navigation intérieure, le feu de mât est un feu blanc puissant qui balaie 225 degrés, les feux de côté couvrent 112°30' chacun (vert clair à tribord, rouge clair à bâbord) et le feu de poupe 135 degrés. À bord d'un motorisé isolé, le feu de mât monte à 5 mètres au moins, hauteur ramenée à 4 mètres quand la longueur ne dépasse pas 40 mètres, et un second feu de mât arrière devient obligatoire au-delà de 110 mètres. Le remorqueur en tête d'un convoi remorqué se reconnaît à son feu de poupe jaune au lieu de blanc et, de jour, à un cylindre jaune bordé en haut comme en bas de deux bandes noires et blanches ; les bateaux remorqués qui le suivent montrent un ballon jaune et un feu clair blanc visible de tous les côtés à 5 mètres au moins. Au-delà de 110 mètres de longueur ou de 12 mètres de largeur, un convoi poussé montre trois feux de mât en triangle équilatéral à base horizontale, le feu supérieur à 5 mètres, les deux feux inférieurs 1,10 mètre plus bas et écartés de 1,25 mètre, et le pousseur aligne trois feux de poupe espacés de 1,25 mètre. Un, deux ou trois cônes bleus pointe en bas signalent respectivement certaines matières inflammables, les marchandises dangereuses pour la santé et les matières explosives au sens de l'ADN, remplacés de nuit par le même nombre de feux bleus. Deux signaux ignorés du RIPAM maritime tombent souvent : les deux feux scintillants jaunes des bateaux rapides, portés de nuit comme de jour, et les signaux lumineux jaunes synchronisés qui doivent accompagner tout signal sonore d'un bateau motorisé.
Lire un feu fluvial : arcs d'horizon, intensités et pannes
Avant de reconnaître un bateau, tu dois savoir de quoi est fait le feu que tu regardes. Le RGPNI définit chaque feu par sa couleur, son intensité et l'arc d'horizon qu'il éclaire, et ces définitions servent ensuite à tous les articles du thème.
- Feu de mât : feu blanc puissant projetant une lumière ininterrompue sur 225 degrés, disposé pour éclairer depuis l'avant jusqu'à 22°30' sur l'arrière du travers de chaque bord.
- Feux de côté : un feu vert clair à tribord, un feu rouge clair à bâbord, chacun sur 112°30', de l'avant jusqu'à 22°30' sur l'arrière du travers de leur bord.
- Feu de poupe : feu clair ou ordinaire blanc sur 135 degrés, soit 67°30' de chaque bord depuis l'arrière.
- Feu visible de tous les côtés : 360 degrés. Les hauteurs annoncées dans les articles se mesurent au-dessus du plan des marques d'enfoncement, ou de la ligne de flottaison pour un bateau qui n'en porte pas.
- Trois intensités se succèdent dans le texte : puissant, clair, ordinaire. Quand un feu prescrit tombe en panne, il se remplace sans délai par un feu de secours, avec un cran d'intensité en moins toléré (un puissant devient clair, un clair devient ordinaire), la puissance prescrite devant être rétablie dans les plus brefs délais.
- Dès que les conditions de visibilité l'exigent, la signalisation prescrite pour la nuit se porte aussi de jour. Brouillard, grain épais ou chute de neige : tu allumes, même à midi.
- Sauf prescription contraire, un feu réglementaire montre une lumière continue et uniforme. Tout feu, panneau publicitaire, pavillon ou projecteur qui risquerait d'être confondu avec un signal du règlement, de nuire à sa visibilité ou d'éblouir la navigation comme la circulation à terre est interdit.
- Les marques de jour ont aussi leurs cotes : un cylindre mesure 0,80 mètre de haut et 0,50 mètre de diamètre au minimum, un ballon 0,60 mètre de diamètre, un cône 0,60 mètre de haut et de base, un bicône 0,80 mètre de haut. Les menues embarcations peuvent descendre en dessous tant que la marque reste facilement visible.
Sources : Code des transports, article A4241-48-1 (applications et définitions) · Code des transports, article A4241-48-2 (feux et fanaux) · Code des transports, article A4241-48-4 (cylindres, ballons, cônes et bicônes) · Code des transports, article A4241-48-6 (feux de secours) · Code des transports, article A4241-48-7 (lumières et projecteurs interdits)
Bateau motorisé isolé, bateau rapide et menue embarcation
C'est le cas que tu croiseras le plus souvent sur un canal ou une rivière, et celui que l'examen attaque en premier.
- Un bateau motorisé isolé porte de nuit un feu de mât placé dans la partie avant et dans l'axe, à 5 mètres au moins. La hauteur tombe à 4 mètres quand la longueur du bateau ne dépasse pas 40 mètres.
- Ses feux de côté se placent à même hauteur, 1 mètre plus bas que le feu de mât et 1 mètre au moins en arrière, sur la partie la plus large. Ils sont masqués pour que le vert reste invisible de bâbord et le rouge invisible de tribord. Le feu de poupe se place à l'arrière, dans l'axe.
- Un deuxième feu de mât arrière reste facultatif jusqu'à 110 mètres : placé 3 mètres au moins plus haut que le feu avant, avec une distance horizontale valant au moins trois fois la distance verticale. Au-delà de 110 mètres de longueur, il devient obligatoire.
- Les bateaux rapides faisant route montrent, de nuit comme de jour, deux feux scintillants jaunes, puissants et rapides, placés à 1 mètre environ l'un au-dessus de l'autre et visibles de tous les côtés. Le RIPAM maritime ne connaît rien de tel.
- Question de gabarit qui revient souvent : un convoi poussé qui ne dépasse ni 110 mètres de longueur ni 12 mètres de largeur est considéré comme un bateau motorisé isolé de même longueur. Symétriquement, une formation à couple de plus de 140 mètres suit les règles du convoi poussé.
- Une menue embarcation motorisée isolée porte normalement un feu de mât clair placé 1 mètre au moins plus haut que ses feux de côté. En dessous de 7 mètres de longueur, un simple feu ordinaire blanc visible de tous les côtés suffit et remplace tout le reste.
- Une menue embarcation remorquée ou menée à couple porte un feu ordinaire blanc visible de tous les côtés.
- Pendant le passage d'une ouverture de pont fixe, d'un pont fermé, d'un barrage ou d'une écluse, les feux de mât peuvent être portés à hauteur réduite le temps du franchissement.
Sources : Code des transports, article A4241-48-8 (bateaux motorisés isolés faisant route) · Code des transports, article A4241-48-1 (assimilation des convois poussés et des formations à couple) · Code des transports, article A4241-48-13 (menues embarcations faisant route)
Convois : remorqué, poussé, formation à couple
Trois façons d'assembler des bateaux, trois signalisations distinctes. Une couleur revient d'un bout à l'autre du thème, le jaune, et elle dit toujours la traction.
- Remorqueur en tête d'un convoi remorqué : deux feux de mât superposés à 1 mètre environ dans la partie avant et dans l'axe, les feux de côté habituels, et un feu de poupe jaune au lieu de blanc.
- De jour, ce remorqueur montre un cylindre jaune bordé, en haut comme en bas, de deux bandes noires et blanches.
- Quand plusieurs bateaux motorisés naviguent de front en tête, accouplés ou non, chacun porte trois feux de mât superposés à 1 mètre environ, en plus du cylindre jaune.
- Les bateaux remorqués qui suivent portent de nuit un feu clair blanc visible de tous les côtés à 5 mètres au moins, et de jour un ballon jaune. Une longueur de convoi supérieure à 110 mètres en porte deux, un à l'avant et un à l'arrière ; une rangée de plus de deux bateaux accouplés ne les fait porter que par les deux bateaux extérieurs.
- La dernière longueur du convoi ajoute un feu de poupe blanc. Si elle se termine par plus de deux bateaux accouplés, seuls les deux extérieurs le portent.
- Convoi poussé : trois feux de mât à l'avant du bateau de tête, en triangle équilatéral à base horizontale placé dans un plan perpendiculaire à l'axe du convoi. Le feu supérieur monte à 5 mètres au moins, les deux feux inférieurs se trouvent 1,10 mètre environ plus bas et sont écartés de 1,25 mètre environ.
- Le pousseur porte trois feux de poupe alignés perpendiculairement à l'axe du convoi, espacés de 1,25 mètre environ et assez haut pour ne pas être masqués par un autre bateau. Ces trois feux passent au jaune quand des bateaux de renfort précèdent le convoi.
- Formation à couple : chaque bateau porte son propre feu de mât et son propre feu de poupe. Les feux de côté, eux, se placent à l'extérieur de la formation, autant que possible à la même hauteur, et 1 mètre au moins au-dessous du feu de mât le plus bas.
- Le convoi remorqué (article A4241-48-9) exclut les menues embarcations qui ne remorquent que des menues embarcations, ainsi que le remorquage d'une menue embarcation par un autre bâtiment. La formation à couple (article A4241-48-11) exclut de la même façon les menues embarcations qui ne mènent à couple que des menues embarcations, et les menues embarcations menées à couple. Le convoi poussé, lui, ne porte aucune clause d'exclusion de ce type.
Sources : Code des transports, article A4241-48-9 (convois remorqués faisant route) · Code des transports, article A4241-48-10 (convois poussés faisant route) · Code des transports, article A4241-48-11 (formations à couple faisant route)
Voile, bacs, bateaux à passagers et matières dangereuses
Quatre familles de bateaux qui portent des marques bien à elles, et que le RGPNI traite chacune dans son propre article.
- Un bateau à voile porte de nuit ses feux de côté, qui peuvent être ordinaires au lieu de clairs, et son feu de poupe. Aucun feu de mât.
- Deux feux facultatifs peuvent s'ajouter au sommet ou à la partie supérieure du mât, superposés à 1 mètre au moins : le supérieur rouge, l'inférieur vert. Ils complètent les feux de côté et le feu de poupe sans jamais les remplacer.
- Voile et moteur utilisés en même temps : cône noir pointe en bas, placé le plus haut possible et à l'endroit où il est le plus apparent. C'est la marque qui revient le plus souvent dans les photos de mise en situation du QCM.
- Une menue embarcation à voile de moins de 7 mètres peut n'avoir qu'un feu ordinaire blanc visible de tous les côtés. À l'approche d'autres bateaux, elle doit montrer en outre un deuxième feu ordinaire blanc.
- Bac ne naviguant pas librement : un feu clair blanc visible de tous les côtés à 5 mètres au moins, hauteur réduite tolérée si le bac mesure moins de 20 mètres, surmonté 1 mètre environ plus haut d'un feu clair vert. De jour, un ballon vert à 5 mètres au moins. Le bac naviguant librement ajoute les feux de côté et le feu de poupe du bateau motorisé isolé.
- Le canot ou flotteur de tête d'un bac à câble longitudinal porte de nuit un feu clair blanc visible de tous les côtés, à 3 mètres au moins au-dessus du plan d'eau.
- Bateau autorisé au transport de plus de 12 passagers dont la longueur maximale de coque reste inférieure à 20 mètres : un bicône jaune de jour, placé de façon à être visible de tous les côtés.
- Transport de matières dangereuses au sens de l'ADN : un cône bleu pointe en bas pour certaines matières inflammables, deux cônes bleus espacés de 1 mètre environ pour les marchandises dangereuses pour la santé, trois pour les matières explosives. De nuit, le même nombre de feux bleus remplace les cônes. Le pavillon B rouge du monde maritime n'a aucune valeur ici.
Sources : Code des transports, article A4241-48-12 (bateaux à voile faisant route) · Code des transports, article A4241-48-13 (menues embarcations à voile) · Code des transports, article A4241-48-14 (transports de matières dangereuses) · Code des transports, article A4241-48-15 (bateaux à passagers faisant route) · Code des transports, article A4241-48-16 (bacs faisant route)
Stationnement, engins au travail, avaries et protection contre les remous
Un bateau arrêté reste un obstacle, et le règlement lui impose une signalisation propre. Retiens surtout que le feu de stationnement se porte du côté du chenal, pas du côté de la rive.
- Tout bateau en stationnement, sauf les bacs à leur débarcadère et les engins ou bateaux qui relèvent de règles propres détaillées plus loin, porte de nuit un feu ordinaire blanc visible de tous les côtés, placé du côté du chenal, à une hauteur d'au moins 3 mètres. Deux feux ordinaires blancs, un à la proue et un à la poupe, tous deux du côté du chenal et à même hauteur, peuvent le remplacer.
- Un convoi stationnant au large, sans accès direct ou indirect à la rive, porte de nuit un feu ordinaire blanc à 4 mètres au moins sur chaque bateau ; le total peut se limiter à quatre feux sur les barges tant que le contour du convoi reste bien indiqué. De jour, un ballon noir.
- Trois cas dispensent de la signalisation de stationnement : navigation temporairement impossible ou interdite sur la voie, bateau le long de la rive suffisamment éclairé depuis celle-ci, stationnement hors du chenal dans une situation manifestement sans danger.
- Filets ou perches qui s'étendent dans le chenal ou à proximité : flotteurs jaunes ou pavillons jaunes de jour, feux ordinaires blancs visibles de tous les côtés de nuit, en nombre suffisant pour indiquer leur position.
- Ancre mouillée de manière à présenter un danger, elle-même ou par son câble ou sa chaîne : flotteur jaune à réflecteur radar de jour, le même flotteur portant un feu ordinaire blanc visible de tous les côtés de nuit. Le bateau montre alors deux feux ordinaires blancs superposés à 1 mètre environ l'un de l'autre.
- Engin flottant au travail en stationnement, ou bateau effectuant des travaux, un sondage ou un mesurage : du côté où le passage est libre, deux feux verts superposés à 1 mètre environ ; du côté fermé, un feu rouge à la hauteur du plus haut des deux feux verts et de même intensité. De jour, panneau E.1 ou deux bicônes verts d'un côté, panneau A.1 ou ballon rouge de l'autre.
- Un bateau échoué ou coulé porte la signalisation de protection contre les remous. Si sa position empêche de placer les signaux à bord, ceux-ci se posent sur des canots, des bouées ou tout autre support approprié.
- Un bateau demande une protection contre les remous en montrant de nuit un feu rouge au-dessus d'un feu blanc à 1 mètre environ l'un de l'autre, et de jour un pavillon dont la moitié supérieure est rouge et la moitié inférieure blanche, remplaçable par deux pavillons superposés rouge sur blanc. Seuls les bateaux gravement avariés, ceux qui participent à une opération de sauvetage, ceux qui sont incapables de manœuvrer et ceux qui détiennent une autorisation écrite de l'autorité chargée de la police de la navigation peuvent l'utiliser.
- Un bateau incapable de manœuvrer balance de nuit un feu rouge d'un bord sur l'autre, ou superpose deux feux rouges à 1 mètre environ l'un de l'autre ; de jour, il balance un pavillon rouge ou superpose deux ballons noirs. Une menue embarcation peut balancer un feu blanc plutôt que rouge, et y ajouter au besoin le signal sonore de l'annexe 4.
- Matériels et établissements flottants faisant route : des feux clairs blancs visibles de tous les côtés, fixes et sans variation d'intensité, en nombre suffisant pour dessiner leur contour. À l'arrêt, la règle change de nature : des feux ordinaires blancs suffisent, mais uniquement du côté du chenal.
Sources : Code des transports, article A4241-48-18 (bateaux incapables de manœuvrer) · Code des transports, article A4241-48-19 (matériels et établissements flottants faisant route) · Code des transports, article A4241-48-20 (signalisation en stationnement) · Code des transports, article A4241-48-23 (matériels et établissements flottants en stationnement) · Code des transports, article A4241-48-24 (filets et perches) · Code des transports, article A4241-48-25 (engins flottants au travail, bateaux échoués ou coulés) · Code des transports, article A4241-48-26 (ancres dangereuses pour la navigation) · Code des transports, article A4241-48-29 (protection contre les remous)
Signalisations particulières et panneaux portés à bord
Ces signaux s'ajoutent à la signalisation normale du bateau, jamais à sa place, sauf mention contraire de l'article. Ils désignent un métier, une opération en cours ou une interdiction visant celui qui approche.
- Autorités de contrôle, police, gendarmerie, douanes, lutte contre l'incendie et gestionnaires de la voie d'eau dans les cas justifiés par l'urgence de leur mission : un feu ordinaire bleu scintillant visible de tous les côtés, de nuit comme de jour.
- Travaux, sondage ou mesurage effectués en faisant route : un feu clair ou ordinaire jaune scintillant visible de tous les côtés, de nuit comme de jour. Son usage est réservé aux bateaux munis d'une autorisation de l'autorité chargée de la police de la navigation.
- Un bateau qui drague, pose des câbles ou envoie des plongeurs superpose trois feux à 1 mètre au moins, rouge en haut, blanc au milieu, rouge en bas. De jour, il porte un ballon noir, un bicône noir et un ballon noir, le bicône au milieu. Quand l'opération crée une obstruction, il ajoute deux feux rouges du côté obstrué et deux feux verts du côté où le passage est libre.
- Quand un chalut traîne dans l'eau, un feu vert surmonte un feu blanc, en avant de tous les autres feux, et le bateau montre de jour deux cônes noirs superposés opposés par la pointe. Un bateau qui pêche autrement qu'au chalut montre un feu rouge à la place du feu vert et, de jour, un cône noir isolé, pointe en haut.
- Plongée subaquatique : une reproduction rigide du pavillon A du code international des signaux, d'au moins 1 mètre de hauteur, visible de tous les côtés de nuit comme de jour. La hauteur descend à 50 centimètres pour un bateau de moins de 7 mètres. Le bateau peut porter à la place la signalisation du bateau à capacité de manœuvre restreinte.
- Le pilote, lui, remplace le feu de mât prescrit à l'article A4241-48-8 par deux feux clairs ou ordinaires superposés, le supérieur blanc et l'inférieur rouge, à la tête du mât ou à proximité.
- Quand l'autorité chargée de la police de la navigation accorde une priorité de passage, le bateau hisse de jour une flamme rouge à l'avant, à une hauteur suffisante pour être bien visible.
- Trois panneaux blancs bordés de rouge, tous barrés d'une diagonale rouge, se portent à bord et ne se confondent pas : le disque à l'image d'un piéton interdit l'accès aux personnes non autorisées, le disque à la cigarette fumante interdit de fumer ou d'utiliser une lumière ou du feu non protégés, le panneau carré marqué d'un P noir interdit le stationnement latéral. Sous ce dernier, un triangle porte en chiffres noirs la distance en mètres sur laquelle l'interdiction s'applique.
- Les disques d'interdiction mesurent 0,60 mètre de diamètre environ, et ces panneaux doivent être éclairés en tant que de besoin pour rester parfaitement visibles de nuit des deux côtés du bateau.
Sources : Code des transports, article A4241-48-17 (priorité de passage) · Code des transports, article A4241-48-27 (bateaux des autorités de contrôle) · Code des transports, article A4241-48-28 (travaux et opérations de sondage) · Code des transports, article A4241-48-31 (interdiction d'accès à bord) · Code des transports, article A4241-48-32 (signalisation de l'interdiction de fumer) · Code des transports, article A4241-48-33 (interdiction de stationnement latéral) · Code des transports, article A4241-48-34 (capacité de manœuvre restreinte) · Code des transports, article A4241-48-35 (chalut et engins de pêche) · Code des transports, article A4241-48-36 (plongée subaquatique) · Code des transports, article A4241-48-38 (service de pilotage)
Signaux sonores, détresse et radiotéléphonie
La signalisation ne s'arrête pas aux feux. Un point du règlement fluvial n'existe nulle part en mer : le son doit être doublé par la lumière.
- Les signaux sonores d'un bateau motorisé sont accompagnés de signaux lumineux jaunes, clairs, visibles de tous les côtés et synchronisés avec eux. Cette obligation ne s'applique ni aux menues embarcations ni aux coups ou volées de cloche, et le RIPAM maritime l'ignore complètement.
- Une volée de cloche dure environ 4 secondes. Elle peut être remplacée par une série de coups de métal sur métal de même durée.
- Dans un convoi, seul le bateau à bord duquel se trouve le conducteur du convoi émet les signaux prescrits, sauf disposition particulière contraire.
- Pour assurer l'audibilité des signaux, le niveau de pression acoustique pondéré du bruit dans la timonerie, mesuré à l'emplacement de la tête de l'homme de barre et le bateau faisant route dans les conditions normales d'exploitation, ne dépasse pas 70 décibels (A).
- Un bateau en détresse qui veut demander du secours peut émettre des volées de cloche ou des sons prolongés répétés. Ces signaux remplacent ou complètent les signaux visuels de détresse.
- Côté visuel, la détresse se signale par un pavillon ou tout autre objet agité circulairement, un feu agité circulairement, un pavillon surmonté ou souligné d'une boule, des fusées ou bombes projetant des étoiles rouges lancées une à une, un signal lumineux composé du groupe SOS en morse, des flammes produites en brûlant du goudron ou de l'huile, des fusées à parachute ou feux à main rouges, ou encore des mouvements lents et répétés des bras étendus de chaque côté.
- Radiotéléphonie : les bateaux soumis à l'obligation embarquent une installation en bon état permettant de veiller simultanément deux des réseaux bateau-bateau, informations nautiques et bateau-autorités portuaires, la priorité allant à la voie bateau-bateau.
- À défaut d'installation fixe, une menue embarcation motorisée soumise à l'obligation embarque une installation mobile dont la puissance d'émission est limitée à 1 watt. Les menues embarcations dont la puissance motrice ne dépasse pas 4,5 kilowatts, soit 6 chevaux, en sont dispensées.
- Le panneau B.11 signale l'obligation d'utiliser la radiotéléphonie imposée par l'autorité chargée de la police de la navigation.
Sources : Code des transports, article A4241-49-1 (généralités sur les signaux sonores) · Code des transports, article A4241-49-4 (signaux sonores de détresse) · Code des transports, article A4241-48-30 (signaux visuels de détresse) · Code des transports, article A4241-49-5 (radiotéléphonie)
À retenir (moyens mnémotechniques)
- Le jaune, en fluvial, dit traction ou allure. Feu de poupe jaune du remorqueur de tête, cylindre jaune de jour, ballon jaune des remorqués, feux de poupe du pousseur qui virent au jaune quand un renfort le précède, feux scintillants jaunes des bateaux rapides. Dès que tu vois du jaune, cherche qui tire ou qui va vite.
- Le bleu couvre deux mondes seulement : la chimie et l'autorité. Un, deux ou trois cônes ou feux bleus pour l'ADN, feu bleu scintillant pour la police, la gendarmerie, les douanes, les pompiers et les gestionnaires de la voie d'eau.
- Compte les cônes bleus dans l'ordre de gravité perçue : 1 pour les matières inflammables, 2 pour ce qui est dangereux pour la santé, 3 pour les explosifs.
- Rouge au-dessus de blanc, c'est « épargne-moi tes remous ». Rouge, blanc, rouge en sandwich, c'est « je ne peux pas m'écarter ». Vert au-dessus de blanc, c'est le chalut.
- Les hauteurs tournent autour de trois chiffres : 5 mètres pour le feu de mât et pour le feu blanc des bateaux remorqués, 4 mètres si le bateau ne dépasse pas 40 mètres, 3 mètres pour le feu de stationnement porté du côté du chenal.
- 110 mètres revient deux fois dans le même thème : c'est la limite au-delà de laquelle un convoi poussé cesse d'être assimilé à un bateau isolé, et la longueur à partir de laquelle le deuxième feu de mât devient obligatoire.
- Cône noir isolé pointe en haut pour le pêcheur qui ne chalute pas ; le chalutier, lui, montre deux cônes opposés par la pointe. Cônes bleus pointe en bas pour l'ADN.
- Le feu de stationnement se met du côté du chenal, jamais du côté de la rive. Il est là pour être vu de celui qui passe, pas de celui qui marche sur le quai.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qui change entre les feux fluviaux et les feux du RIPAM maritime ?
Plusieurs signaux du RGPNI n'ont aucun équivalent en mer. Côté convoi remorqué, le feu de poupe du remorqueur de tête passe au jaune, et de jour un cylindre jaune bordé de bandes noires et blanches le signale. Les bateaux rapides montrent deux feux scintillants jaunes de nuit comme de jour. Les bacs disposent de leur propre signalisation, feu blanc surmonté d'un feu vert. Pour les matières dangereuses, ce sont des cônes bleus qui parlent, pas le pavillon B rouge du monde maritime. Et tout signal sonore émis par un bateau motorisé doit s'accompagner d'un signal lumineux jaune synchronisé, règle inconnue du monde maritime.
Que signifient un, deux ou trois cônes bleus sur un bateau fluvial ?
Le nombre de cônes bleus pointe en bas donne la nature du chargement au sens de l'accord européen ADN : un cône pour certaines matières inflammables, deux cônes pour des marchandises présentant un danger pour la santé, trois cônes pour des matières explosives. Les cônes sont espacés de 1 mètre environ et placés assez haut pour être visibles de tous les côtés. De nuit, le même nombre de feux bleus prend leur place.
À quelle hauteur se place le feu de mât d'un bateau motorisé en navigation intérieure ?
La règle de base fixe 5 mètres au moins, dans la partie avant et dans l'axe du bateau. Sous 40 mètres de longueur, la hauteur tombe à 4 mètres. Un deuxième feu de mât arrière, placé 3 mètres au moins plus haut que celui de l'avant, reste facultatif jusqu'à 110 mètres de longueur, puis devient obligatoire au-delà. Pendant le passage d'un pont, d'un barrage ou d'une écluse, ces feux peuvent être abaissés le temps du franchissement.
Comment reconnaître un convoi poussé de nuit ?
Regarde l'avant du bateau de tête : trois feux de mât y forment un triangle équilatéral à base horizontale, dans un plan perpendiculaire à l'axe du convoi. Le feu supérieur se trouve à 5 mètres au moins, les deux feux inférieurs 1,10 mètre environ plus bas et écartés de 1,25 mètre environ. À l'autre extrémité, le pousseur aligne trois feux de poupe espacés de 1,25 mètre, blancs en temps normal, jaunes si des bateaux de renfort précèdent le convoi.
Un bateau montre un feu rouge au-dessus d'un feu blanc, que demande-t-il ?
Ce couple de feux, espacés de 1 mètre environ avec le rouge au-dessus, demande une protection contre les remous causés par le passage des autres bateaux. De jour, il correspond à un pavillon dont la moitié supérieure est rouge et la moitié inférieure blanche. Quatre catégories seulement ont le droit de l'arborer : les bateaux gravement avariés, ceux qui participent à une opération de sauvetage, ceux qui sont incapables de manœuvrer, et ceux qui détiennent une autorisation écrite de l'autorité chargée de la police de la navigation. Tu ralentis et tu t'écartes.
Les autres thèmes du programme
Chaque thème du permis côtier a sa fiche, et l'examen tire cinq questions dans chacun. Voir le programme complet ou tout lire d'un trait.
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